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Hermes Agent : veille technique auto-hébergée avec Matrix, FreshRSS et Firecrawl

Je suis tombé sur Hermes Agent début 2026, et il m’a fallu quelques semaines pour comprendre ce que le projet apportait par rapport aux autres frameworks d’agents. Le pitch officiel - “self-improving AI agent with a built-in learning loop” - ne rend pas bien service à ce que le logiciel fait concrètement. Après plusieurs mois d’utilisation quotidienne, voici ce que j’en retire.

opencode + Firecrawl : remplacer SearXNG pour l'IA locale

Dans mon setup opencode + Ollama sur RTX 3090, j’avais commencé avec SearXNG comme source web via MCP. Ça fonctionnait, mais ce n’était pas exactement le bon outil pour mon usage. SearXNG est un métamoteur de recherche. Il trouve des pages. Firecrawl est plus proche d’une brique d’extraction : il cherche, scrape, nettoie, crawl et renvoie du contenu exploitable par un agent. Pour un assistant local qui doit lire de la documentation, vérifier une API récente ou comparer plusieurs sources techniques, la différence se sent assez vite.

Assistant IA local : Ollama + opencode sur RTX 3090

J’utilise des LLMs comme assistants de code depuis début 2026. D’abord avec des API cloud, puis en local. Ce qui a changé avec une RTX 3090, c’est la bascule vers un modèle de travail où la latence et la confidentialité deviennent moins pénalisantes. L’inférence locale devient crédible pour du code à partir de 24 Go VRAM. Voici mon setup, les chiffres réels et ce qui tient vraiment la route.

Supply chain attacks : ce que Trivy, XZ et SolarWinds changent pour vos déploiements

Le 19 mars 2026, un groupe identifié comme TeamPCP a publié une version malveillante de Trivy, le scanner de vulnérabilités le plus utilisé du monde conteneurisé. L’attaque est exemplaire dans sa mécanique. TeamPCP a compromis le compte aqua-bot qui gère les releases de Trivy. Avec ce token, ils ont poussé un commit qui remplaçait actions/checkout par un fork malveillant, téléchargeant du code depuis un domaine typosquatté. Le flag --skip=validate de goreleaser était activé pour contourner la validation. En quelques minutes, 76 des 77 tags de version de trivy-action étaient force-pushés vers des commits infectés. Les 7 tags de setup-trivy étaient tous remplacés. Le payload était un credential stealer : dump de la mémoire du runner GitHub via /proc/<pid>/mem, sweep de 50+ chemins pour SSH keys, tokens AWS/GCP/Azure, secrets Kubernetes, Docker configs, fichiers .env, identifiants de base de données, wallets crypto. Les données étaient chiffrées en AES-256-CBC avec RSA-4096 et exfiltrées vers un serveur C2. Trois jours plus tard, des images Docker Hub v0.69.5 et v0.69.6 arrivaient avec le même payload. Et un ver npm, CanisterWorm, se propageait via le paquet containers-check. Aqua Security a détecté l’intrusion initiale fin février 2026 et avait rotationné des credentials. Mais la rotation n’était pas atomique. TeamPCP a gardé un accès résiduel via des tokens non révoqués. Le plus frappant n’est pas la sophistication. C’est la banalité du point d’entrée : un token CI mal rotationné. Et la confiance qu’on accorde à un outil qui est censé améliorer la sécurité.

Debian 14 Forky : builds reproductibles, loong64 et impacts côté serveur

Debian 14, nom de code Forky, est la future version stable de Debian. Au 14 mai 2026, elle est encore en branche testing. Aucune date de sortie n’est annoncée, et les étapes du freeze ne sont pas encore planifiées publiquement. Le bulletin de l’équipe Release publié le 10 mai 2026 apporte tout de même plusieurs informations importantes : les builds reproductibles deviennent une contrainte plus forte dans la migration des paquets, les binNMU passent par davantage de tests automatiques, et l’architecture loong64 arrive dans l’archive Debian. Pour un serveur de production, la conclusion immédiate est simple : Debian 13 Trixie reste la version stable à utiliser. Debian 14 est intéressante à tester dès maintenant, mais pas à déployer comme base principale tant qu’elle n’est pas publiée en stable.

Ubuntu Server 26.04 LTS : ce qu'il faut savoir avant de migrer

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Ubuntu 26.04 LTS est sortie le 23 avril 2026 sous le nom Resolute Raccoon. Pour un poste desktop, c’est une nouvelle LTS avec GNOME 50, Wayland et quelques changements visibles. Pour un serveur, c’est autre chose : une base qui peut rester en production pendant plusieurs années, avec un nouveau noyau, une pile crypto plus stricte, des paquets serveur mis à jour, des changements de comportement sur des services courants, et une stratégie de support à bien comprendre avant de lancer un do-release-upgrade. Je regarde donc Ubuntu 26.04 LTS sous l’angle qui m’intéresse le plus ici : serveurs, VPS, homelab, cloud, sécurité et migration propre.