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2026

Weekly #31 : Proxmox, FreshRSS 1.30, Jellyfin 12, Bitwarden et Nextcloud

Cette semaine : une faille d’authentification corrigée dès 2023 revient toucher les anciennes installations Proxmox VE, FreshRSS 1.30 durcit les accès réseau et plusieurs fonctions sensibles, Jellyfin 12 réécrit sa base au premier démarrage, Bitwarden Lite ajoute un mode rootless et read-only, et Nextcloud publie trois maintenances tout en arrêtant la branche 32. La veille remonte aussi OpenVPN 2.7.7, Ubuntu 24.04.5, Uptime Kuma 2.5.4 et deux changements de gouvernance à surveiller.

Weekly #30 : PaperCut, SonicWall, Plex, DokuWiki et Home Assistant 2026.9

Cette semaine : PaperCut NG/MF subit une seconde vague d’attaques, deux failles SonicWall SMA 1000 sont exploitées, Plex demande une mise à jour rapide sans encore détailler les CVE, DokuWiki corrige un défaut pouvant mener à une RCE ou à la suppression de fichiers, et Home Assistant 2026.9 modernise Modbus. File Browser est désormais archivé, tandis que Tailcat réutilise le plan de données de Tailscale sans compte ni control plane.
Microduck : prix et limites du robot bipède open source

Microduck : prix et limites du robot bipède open source

Microduck est un robot bipède de 25 cm conçu par Pollen Robotics, l’équipe robotique de Hugging Face. Il se précommande 399 $ avant taxes et livraison. En France, le robot seul m’a coûté 408 € TTC. Avec un Charger Pack, un Accessory Pack Yellow et le port, ma commande atteint 523,20 € TTC. Ce prix n’achète ni un assistant domestique ni un robot autonome prêt à accomplir des tâches dans une maison. Microduck est d’abord une plateforme de développement assemblée, équipée de 15 moteurs et livrée avec des comportements entraînés pour marcher, se relever ou saisir un petit objet. La partie qui a motivé ma commande n’est pas seulement le matériel. Pollen publie le logiciel embarqué, le simulateur MuJoCo et la chaîne d’entraînement jusqu’au déploiement des politiques ONNX. Les plans mécaniques et électroniques restent en revanche fermés. Mon cas d’usage est précis : relier le robot à l’instance Hermes Agent de mon homelab, sans donner au modèle de langage un accès direct aux moteurs. Hermes choisirait des actions limitées ; le robot conserverait sa boucle de contrôle, ses limites et son arrêt local. Les premières livraisons sont visées avant Noël 2026. En attendant, ce texte n’est pas un test, mais le raisonnement derrière la commande, ce que les sources publiques permettent de vérifier et le programme que je compte suivre à la réception.

Weekly #29 : Zimbra, Next.js, UniFi, Unraid 8 et LibreOffice 26.8

Cette semaine : Zimbra corrige une injection de commandes déjà exploitée, Next.js traite deux exécutions de code à distance sous Windows et avec AVIF, Ubiquiti publie un bulletin couvrant 22 failles UniFi, Unraid 8 abandonnera Slackware pour Fedora uCore, et LibreOffice 26.8 travaille la typographie et les formats complexes. La veille remonte aussi Ubuntu 26.04.1, le chiffrement par défaut de Backblaze B2, une injection SQL non corrigée dans AppFlowy auto-hébergé et l’archivage de Nitter.
Docker Compose : sortir les secrets de .env avec SOPS et age

Docker Compose : sortir les secrets de .env avec SOPS et age

··3201 mots·16 mins
Un fichier .env ignoré par Git reste un fichier en clair. Dans une stack Docker Compose, il finit facilement dans une copie de migration, une sauvegarde, une archive de support ou, un jour, l’historique du dépôt. SOPS et age permettent de corriger une partie du problème sans déployer un gestionnaire de secrets centralisé. Le principe est simple : le dépôt contient un fichier chiffré, les clés privées restent hors de Git et le serveur ne déchiffre que les valeurs nécessaires au déploiement. Docker Compose reçoit ensuite ces valeurs sous forme de fichiers montés dans /run/secrets/. Les mots de passe ne passent plus par environment: et ne finissent plus dans la configuration du conteneur. Cette méthode convient bien à un homelab, à quelques VPS ou à une petite infrastructure pilotée par Git. SOPS reste un outil de chiffrement de fichiers, pas un gestionnaire de secrets centralisé, et ne protège pas un hôte déjà compromis.

Weekly #28 : GitLab, Linux 7.2, WordPress 7.1, Firefox et GitHub

Cette semaine : GitLab corrige CVE-2026-19478, qui permet de modifier ou supprimer des projets publics sans authentification, Linux 7.2 apporte le cache-aware scheduling et de nouveaux pilotes, WordPress 7.1 déplace une partie du traitement des images dans le navigateur, Firefox 154 corrige 58 CVE, et GitHub revient sur une panne de 7 h 47 causée par un défaut de capacité. La veille remonte aussi le vote Debian sur les contributions assistées par IA, les certifications Nextcloud, Homepage 2.0, Readeck 0.23 et plusieurs nouveaux projets auto-hébergés.
K3s ou Docker Compose : pourquoi je garde les deux dans mon homelab

K3s ou Docker Compose : pourquoi je garde les deux dans mon homelab

··2248 mots·11 mins
J’ai longtemps gardé tout mon homelab sous Docker Compose. Pas par rejet de Kubernetes : Compose faisait le travail, les volumes étaient faciles à retrouver et je savais remettre un service en route sans relire une pile de manifests. K3s est arrivé plus tard, quand j’ai voulu uniformiser les déploiements et préparer l’ajout d’autres machines. Je n’ai pas tout migré pour autant. Aujourd’hui, les deux cohabitent encore. C’est volontaire. Pour trancher, je regarde surtout la panne : avec lequel des deux vais-je retrouver les données et remettre le service en route sans improviser ?

Weekly #27 : rsync 3.5, Postfix, Firefox, SQLite et Planka

Cette semaine : rsync 3.5 corrige 33 problèmes de sécurité, plusieurs branches de Postfix reçoivent des correctifs contre des dénis de service et contournements de politiques, Mozilla révoque une sous-clé GPG exposée dans un dépôt privé, SQLite détaille une rare corruption en mode WAL, et Planka 2.2 retire OIDC/SSO de son édition communautaire. La veille remonte aussi HestiaCP 1.10, les mises à jour Nextcloud d’août, la dissolution de l’équipe Nixpkgs core et le kit ESPHome.

Weekly #26 : Coldcard, Proxmox ARM64, ChainDrop, Home Assistant et FFmpeg

Cette semaine : une faiblesse d’entropie impose une migration pour plusieurs générations de Coldcard, Proxmox VE prend officiellement en charge ARM64, le ver ChainDrop compromet 444 paquets npm et 1 381 versions, Home Assistant 2026.8 change le port des nouvelles installations OS, et FFmpeg 9.0 renforce encore l’accélération matérielle. La veille remonte aussi le retour d’expérience de Tailscale sur l’intrusion Hugging Face, Uptime Kuma 2.5, la Shadow Stack proposée pour Fedora 45, Hermex, ReadMeABook et celld.

Weekly #25 : File Browser, vaultwarden, HestiaCP, GitHub et SilverBullet

Cette semaine : File Browser s’arrête et sera archivé le 1er septembre 2026, vaultwarden 1.37.1 stabilise la compatibilité après Bitwarden 2026.7, HestiaCP 1.9.8 corrige plusieurs failles, GitHub ouvre les stacked pull requests en préversion publique, SilverBullet 2.10 ajoute multi-space et multi-compte, et la veille remonte aussi Obsidian LiveSync 1.0.0, la réduction de durée des certificats TLS, OpenTogetherTube et BookBridge.
La page Apps : un annuaire structuré de projets open source

La page Apps : un annuaire structuré de projets open source

La veille open source produit vite plus de bruit que de valeur. On repère un outil intéressant, on le met en favori, on l’étoile sur GitHub, puis on l’oublie. Le jour où le besoin revient vraiment, il faut recommencer : recherche web, historique du navigateur, dépôts GitHub, listes “awesome”, fils de discussion, notes éparpillées. La page Apps est ma tentative pour arrêter ce cycle. Ce n’est pas une liste des meilleurs outils open source. Ce n’est pas non plus une recommandation d’architecture. C’est un annuaire de projets croisés pendant la veille, classés avec assez de contexte pour les retrouver plus tard. L’objectif est simple : quand je cherche un monitoring léger, un WAF, un outil d’automatisation ou une alternative à un service SaaS, je commence par regarder ce qui est déjà indexé.

Weekly #24 : Jellyfin, Codeberg, SmartThings, Vikunja et vaultwarden

Cette semaine : départs dans la gouvernance Jellyfin, position dure de Codeberg sur les projets générés par LLM, fin annoncée du tout gratuit pour l’API SmartThings, Vikunja 2.4.0 avec dix correctifs de sécurité et premières fonctions Pro, vaultwarden 1.37.0 avec correctifs de sécurité et compatibilité clients 2026.7. La veille remonte aussi Pangolin 1.21, Bandcamp Subsonic, Nextcloud et degoog.

Weekly #23 : Linux et IA, OIDC homelab, NocoDB, Dawarich et SUB/WAVE

Cette semaine : Sashiko relance la discussion sur l’IA dans la revue du kernel Linux, Pocket ID et Tinyauth franchissent une étape utile côté OIDC, NocoDB déclenche des critiques sur ses fonctions enterprise, Dawarich ajoute Poster Studio, Immich 3.0.3 arrive dans le dépôt F-Droid de FUTO, et SUB/WAVE propose une radio personnelle basée sur Navidrome ou Subsonic.

Weekly #22 : Navidrome 0.63, GitHub Stars, Pangolin 1.20 et Home Assistant

Navidrome 0.63 apporte les paroles synchronisées en sidecar, de gros gains de performance et des correctifs de contrôle d’accès. GitHub limite certains endpoints stargazers/watchers. Pangolin 1.20 ajoute un Resource Launcher et une Global Command Palette. Home Assistant Companion arrête iOS 15, watchOS 8 et macOS 11 après la version 2026.7.1. La veille remonte aussi Backblaze Drive Stats, Debian 13.6, KeeWeb, FUTO Notes et TypeType.
Pangolin SSH : accès SSH privé, RDP, bastion et provisioning

Pangolin SSH : accès SSH privé, RDP, bastion et provisioning

Pangolin commence souvent comme un reverse proxy Zero Trust pour des interfaces web. Mais son intérêt ne s’arrête pas aux dashboards HTTP. L’accès SSH est probablement l’un des cas d’usage les plus intéressants, parce qu’il touche à une surface sensible : l’administration système. Le réflexe classique reste d’ouvrir 22/tcp sur Internet, de filtrer par IP, puis de compter sur Fail2ban, CrowdSec ou une configuration OpenSSH correcte. Ça peut fonctionner. Mais dès que plusieurs personnes doivent accéder à plusieurs machines, le modèle devient vite pénible à maintenir proprement. Pangolin SSH propose une autre approche : ne pas exposer directement SSH sur Internet ; contrôler l’accès par identité, rôle et machine ; utiliser un tunnel Pangolin vers le réseau cible ; garder des ressources limitées, au lieu de donner accès à tout un LAN ; offrir soit un terminal web, soit un accès CLI classique. À noter avant d’aller plus loin : d’après la documentation Pangolin consultée le 2 juillet 2026, les fonctionnalités SSH décrites ici sont disponibles avec Pangolin Cloud et Pangolin Enterprise Edition. En self-hosted Community Edition, vérifiez ce que votre instance expose réellement dans l’interface. C’est la suite logique des deux premiers articles de la série : installation de Pangolin et premiers sites Newt ; exposition d’une interface sensible derrière le SSO ; puis maintenant : accès shell, bastion, OpenSSH et provisioning. Je ne vais pas refaire la documentation Pangolin. Le but est de poser une architecture exploitable, avec les choix qui évitent de transformer un bon outil d’accès en nouveau point faible.

Weekly #21 : Immich v3, .self, Ente, WSL containers et Plex

Immich v3 passe en stable avec édition mobile, workflows et contrôles d’intégrité. HCCF veut créer un TLD .self pour le self-hosting. Ente ouvre ses métriques business. Microsoft publie WSL containers en preview. Plex augmente fortement le Plex Pass à vie. Côté veille FreshRSS : Godot durcit sa contribution face au code généré par IA, opencode enchaîne les correctifs et oomwoo propose un aspirateur open source.
Podman 6.0.0 : ce qu'il faut vérifier avant de migrer

Podman 6.0.0 : ce qu'il faut vérifier avant de migrer

Podman 6.0.0 est disponible depuis fin juin 2026, avec un billet de présentation publié début juillet. C’est une version majeure avec plusieurs suppressions de composants historiques : fin du support cgroups v1, retrait de slirp4netns et iptables, abandon de BoltDB pour SQLite, et refonte du parsing des fichiers de configuration. Si vous utilisez Podman en production ou dans des pipelines CI, cette montée de version demande une vraie préparation. Ce n’est pas une simple mise à jour. Plusieurs changements peuvent rendre une installation inutilisable si la migration n’est pas anticipée.
Docker Compose : arrêtez de mettre latest dans vos fichiers

Docker Compose : arrêtez de mettre latest dans vos fichiers

Le tag latest est confortable. On écrit un compose.yml, on lance docker compose up -d, et le service démarre. Pas besoin de choisir une version de PostgreSQL, Redis, Traefik, Gitea, Vaultwarden ou n’importe quelle application auto-hébergée. Le problème, c’est que latest ne veut pas dire “dernière version stable adaptée à mon environnement”. Ça veut seulement dire : “ce tag pointe vers quelque chose dans le registre au moment où Docker le résout”. Ce quelque chose peut changer sans que votre fichier Compose change. Pour une stack de test, ce n’est pas très grave. Pour une base de données, un reverse proxy exposé, un service d’authentification ou une application avec des volumes persistants, c’est une mauvaise convention d’exploitation. Le vrai sujet n’est pas Docker. C’est la reproductibilité.

Weekly #19 : Synology DSM 7.4, AUR sous pression, Fedora et le risque des agents IA

Synology dévoile DSM 7.4 avec déduplication HDD, agent IA natif et Drive 4.1 à recherche sémantique. L’AUR d’Arch traverse une vague de paquets malveillants. Fedora : un compte contributeur compromis aurait permis à un agent IA d’interagir avec le bug tracker. Linux 7.1, Immich v3 RC, Proxmox DCM 1.1, KDE Plasma 6.7, Lore VCS d’Epic Games.
Hermes Agent : veille technique auto-hébergée avec Matrix, FreshRSS et Firecrawl

Hermes Agent : veille technique auto-hébergée avec Matrix, FreshRSS et Firecrawl

Je suis tombé sur Hermes Agent début 2026, et il m’a fallu quelques semaines pour comprendre ce que le projet apportait par rapport aux autres frameworks d’agents. Le pitch officiel - “self-improving AI agent with a built-in learning loop” - ne rend pas bien service à ce que le logiciel fait concrètement. Après plusieurs mois d’utilisation quotidienne, voici ce que j’en retire.
opencode + Firecrawl : remplacer SearXNG pour l'IA locale

opencode + Firecrawl : remplacer SearXNG pour l'IA locale

Dans mon setup opencode + Ollama sur RTX 3090, j’avais commencé avec SearXNG comme source web via MCP. Ça fonctionnait, mais ce n’était pas exactement le bon outil pour mon usage. SearXNG est un métamoteur de recherche. Il trouve des pages. Firecrawl est plus proche d’une brique d’extraction : il cherche, scrape, nettoie, crawl et renvoie du contenu exploitable par un agent. Pour un assistant local qui doit lire de la documentation, vérifier une API récente ou comparer plusieurs sources techniques, la différence se sent assez vite.
Assistant IA local : Ollama + opencode sur RTX 3090

Assistant IA local : Ollama + opencode sur RTX 3090

J’utilise des LLMs comme assistants de code depuis début 2026. D’abord avec des API cloud, puis en local. Ce qui a changé avec une RTX 3090, c’est la bascule vers un modèle de travail où la latence et la confidentialité deviennent moins pénalisantes. L’inférence locale devient crédible pour du code à partir de 24 Go VRAM. Voici mon setup, les chiffres réels et ce qui tient vraiment la route.
Campagne Atomic Arch : environ 1 500 paquets AUR potentiellement touchés

Campagne Atomic Arch : environ 1 500 paquets AUR potentiellement touchés

··1677 mots·8 mins
Le 11 juin 2026, Sonatype a révélé une campagne de détournement de paquets dans l’Arch User Repository (AUR). Baptisée Atomic Arch, elle visait des paquets orphelins repris par de nouveaux comptes, puis modifiés pour installer une dépendance npm malveillante. Sonatype estime qu’environ 1 500 paquets ont pu être concernés au fil de plusieurs vagues. Ce chiffre était encore présenté comme préliminaire dans son analyse. Arch Linux a confirmé un volume important d’adoptions et de mises à jour malveillantes sans publier de décompte définitif. L’analyse statique du second étage montre des fonctions de collecte d’identifiants, d’anti-debugging et des références à eBPF pouvant servir à masquer des processus, fichiers ou connexions. Elle ne permet pas d’affirmer que toutes ces fonctions ont été exécutées sur chaque machine touchée. Mise à jour du 28 août 2026 : le nombre de paquets est présenté comme une estimation, et les capacités eBPF comme des fonctions observées lors de l’analyse statique. La version initiale les décrivait trop directement comme un rootkit pleinement déployé.

Weekly #16 - Canvas rançonnée, Exchange zero-day, YellowKey

En bref # Instructure (Canvas) rançonnée : ShinyHunters revendique 3.65 To de données, rançon payée. Exchange Server zero-day (CVE-2026-42897) : XSS dans OWA, pas de patch, exploitation active. BitLocker YellowKey (CVE-2026-45585) : contournement du chiffrement disque avec accès physique. Gitea/Forgejo (CVE-2026-27771) : 30 000+ instances exposent leurs images privées depuis 4 ans. Verizon DBIR 2026 : 48 % des brèches impliquent un tiers, +60 % sur un an. Chrome 148 : 2 correctifs critiques sur Linux (WebRTC UAF, UI spoofing).
Attaques supply chain : ce que Trivy, XZ et Polyfill.io changent pour vos déploiements

Attaques supply chain : ce que Trivy, XZ et Polyfill.io changent pour vos déploiements

··1736 mots·9 mins
Le 19 mars 2026, un acteur disposant d’identifiants compromis a publié une version malveillante de Trivy et détourné les références de ses actions GitHub. Trivy est justement utilisé pour détecter des vulnérabilités dans les dépendances et les images de conteneurs. L’incident ne rend pas le scanner inutile. Il rappelle qu’un outil de sécurité reste un logiciel distribué par une chaîne de build, des comptes, des registres et des mécanismes de mise à jour qui peuvent eux-mêmes être compromis. Mise à jour du 28 août 2026 : cet article a été recentré sur les faits confirmés par les projets concernés. Plusieurs exemples historiques de la version initiale mélangeaient des dates ou des mécanismes d’attaque différents. Les commandes ont aussi été adaptées aux versions actuelles des outils cités.

Weekly #15 - Proxmox 9.2, Azure Linux, Plex à 750$

En bref # Proxmox VE 9.2 avec Load Balancer natif, SDN BGP/WireGuard, et Debian 13. Microsoft Azure Linux 4.0 : leur première distro grand public, immutable, orientée AI/K8s. Plex Lifetime à 750 $ le 1er juillet. Oui, vous avez bien lu. 3 800 repos GitHub compromis par une extension VS Code malveillante installée par un employé. Jellyfin profite de la panique Plex en « quadruplant » son prix (4 × 0 $ = 0 $).
Nginx RIFT (CVE-2026-42945) : vérifier les configurations réellement exposées

Nginx RIFT (CVE-2026-42945) : vérifier les configurations réellement exposées

··1298 mots·7 mins
CVE-2026-42945, surnommée Nginx RIFT par ses découvreurs, est un dépassement de tampon dans ngx_http_rewrite_module. Le défaut existe depuis Nginx 0.6.27 et peut être déclenché à distance lorsqu’une configuration utilise une séquence particulière de directives rewrite et set avec des données contrôlées par le client. L’équipe de recherche depthfirst a démontré une exécution de code avec l’ASLR désactivé. Cette preuve établit que la corruption mémoire est exploitable dans un environnement préparé, mais elle ne démontre pas une exécution de code fiable sur toute installation Nginx moderne. Nginx classe la vulnérabilité au niveau medium. Les versions 0.6.27 à 1.30.0 sont affectées. Les branches 1.30.1 et 1.31.0 ont introduit le correctif. Mise à jour du 28 août 2026 : la première version de cet article évaluait trop largement le risque comme élevé pour les reverse proxies, homelabs et ingress Kubernetes. La priorité dépend d’abord de la version et de la présence du chemin rewrite/set vulnérable. La qualification amont est medium.
Debian 14 Forky : builds reproductibles, loong64 et impacts côté serveur

Debian 14 Forky : builds reproductibles, loong64 et impacts côté serveur

Debian 14, nom de code Forky, est la future version stable de Debian. Au 14 mai 2026, elle est encore en branche testing. Aucune date de sortie n’est annoncée, et les étapes du freeze ne sont pas encore planifiées publiquement. Le bulletin de l’équipe Release publié le 10 mai 2026 apporte tout de même plusieurs informations importantes : les builds reproductibles deviennent une contrainte plus forte dans la migration des paquets, les binNMU passent par davantage de tests automatiques, et l’architecture loong64 arrive dans l’archive Debian. Pour un serveur de production, la conclusion immédiate est simple : Debian 13 Trixie reste la version stable à utiliser. Debian 14 est intéressante à tester dès maintenant, mais pas à déployer comme base principale tant qu’elle n’est pas publiée en stable.
Pangolin : exposer CrowdSec Manager derrière le SSO

Pangolin : exposer CrowdSec Manager derrière le SSO

··2643 mots·13 mins
Dans le premier article sur Pangolin, j’avais volontairement laissé CrowdSec de côté. Pas parce que CrowdSec n’est pas utile. Au contraire. Mais parce qu’une pile Pangolin doit d’abord être comprise avant d’ajouter des briques de sécurité, des bouncers, des dashboards et des automatisations. Une fois Pangolin stable, la question revient naturellement : Comment visualiser proprement ce que CrowdSec voit et bloque, sans exposer une interface d’administration sensible sur Internet ? C’est là que CrowdSec Manager devient intéressant. L’objectif de ce test est simple : installer CrowdSec Manager à côté de la stack CrowdSec ; ne pas publier son port 8080 sur Internet ; le rendre accessible uniquement via Pangolin ; protéger l’accès avec le SSO Pangolin ; garder les secrets Newt dans Gitea Actions, pas dans Git.
Ubuntu Server 26.04 LTS : ce qu'il faut savoir avant de migrer

Ubuntu Server 26.04 LTS : ce qu'il faut savoir avant de migrer

··2469 mots·12 mins
Ubuntu 26.04 LTS est sortie le 23 avril 2026 sous le nom Resolute Raccoon. Pour un poste desktop, c’est une nouvelle LTS avec GNOME 50, Wayland et quelques changements visibles. Pour un serveur, c’est autre chose : une base qui peut rester en production pendant plusieurs années, avec un nouveau noyau, une pile crypto plus stricte, des paquets serveur mis à jour, des changements de comportement sur des services courants, et une stratégie de support à bien comprendre avant de lancer un do-release-upgrade. Je regarde donc Ubuntu 26.04 LTS sous l’angle qui m’intéresse le plus ici : serveurs, VPS, homelab, cloud, sécurité et migration propre.
Dirty Frag sous Linux : vérifier l'exposition et installer les correctifs

Dirty Frag sous Linux : vérifier l'exposition et installer les correctifs

··1359 mots·7 mins
Dirty Frag désigne deux vulnérabilités du noyau Linux publiées le 7 mai 2026 par Hyunwoo Kim. Elles sont suivies sous CVE-2026-43284 pour le chemin XFRM/ESP et CVE-2026-43500 pour RxRPC. Dans les deux cas, un attaquant qui peut déjà exécuter du code localement peut modifier une page du cache mémoire associée à un fichier normalement accessible en lecture seule. Le démonstrateur public utilise cette primitive pour obtenir les privilèges root. Mise à jour du 28 août 2026 : les deux CVE disposent désormais de correctifs dans les noyaux fournis par les principales distributions. La désactivation des modules reste une solution temporaire lorsque la mise à jour est impossible. L’article initial, écrit pendant la divulgation, indiquait encore que le second correctif n’était pas publié.
30 projets open source récemment étoilés sur GitHub

30 projets open source récemment étoilés sur GitHub

L’open source est redevenu bruyant. Très bruyant. Entre les agents IA, les scanners de vulnérabilités, les outils anti-crawlers, les dashboards de monitoring et les apps self-hosted, on peut remplir un serveur en une soirée et le regretter pendant six mois. Le vrai travail n’est plus de trouver des projets. Le vrai travail, c’est de trier. Je mets beaucoup trop d’étoiles sur GitHub. Pas parce que je compte tout installer. Ce serait le meilleur moyen de transformer un homelab en brocante numérique impossible à maintenir. Mais parce qu’une étoile GitHub, bien utilisée, est un marque-page technique. Elle dit : “ce projet répond peut-être à un problème que j’ai déjà rencontré, ou à un problème que je vais rencontrer bientôt” Dans un homelab, le plus dur n’est pas d’installer un projet open source. C’est de savoir s’il mérite encore d’être là dans six mois. C’est exactement pour ça que je garde une veille GitHub : pas pour tout déployer, mais pour repérer les signaux faibles. Cette sélection part donc de mes 30 stars GitHub publiques les plus récentes, récupérées depuis mon profil GitHub foudreclair et plus précisément depuis mes stars publiques. Je ne les présente pas comme un classement, ni comme une recommandation de production. Et surtout, je ne les ai pas tous testés. C’est une photographie de veille : ce qui a attiré mon attention à un moment donné, et ce que ces projets racontent de mes sujets actuels. On y retrouve des thèmes nets : IA, sécurité, infra légère, self-hosting, dev tools, Fediverse, publication web et données personnelles. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la hype. C’est ce que ces projets disent des problèmes que les admins, devs et self-hosters essaient vraiment de résoudre aujourd’hui. Cet article s’adresse surtout aux personnes qui maintiennent un homelab, un petit VPS, un site statique, ou une veille technique personnelle. Anubis m’intéresse particulièrement dans ce contexte, parce qu’il répond à un problème récent et très concret : les petits sites qui subissent le trafic de crawlers automatisés. Je ne l’ai pas encore testé ; je veux justement le faire proprement avec Pangolin, puis en tirer un article dédié sur le duo Pangolin + Anubis. Cette liste est datée : 21 avril 2026. Elle correspond aux 30 dépôts publics les plus récemment étoilés sur mon profil GitHub au moment de la rédaction. Si je change mes stars, l’ordre public sur GitHub peut évoluer, et c’est normal. L’objectif n’est pas de figer un classement, mais de documenter une veille à un instant donné.
VPS à 12 $ par an : plongée dans le monde des serveurs à moins d’1 $ par mois

VPS à 12 $ par an : plongée dans le monde des serveurs à moins d’1 $ par mois

Quand la contrainte devient un sport # Dans un monde où le cloud facture le moindre CPU burst, il existe un écosystème parallèle : des VPS à 12 $ par an, parfois moins, avec 1 GB de RAM, aucun SLA… et pourtant des services qui tiennent. Ce monde n’est pas tenu par des débutants, mais par une communauté de passionnés de l’optimisation extrême, prêts à faire tourner des services utiles avec presque rien. Pour moins de 12 $ par an, j’exploite un VPS low-end, un nom de domaine dédié et un service de monitoring public. Cet article n’est pas un comparatif marketing. C’est un retour d’expérience sur ce que ces infrastructures permettent et surtout sur ce qu’elles ne permettent pas. Bienvenue dans l’univers Low-End VPS.
Comment je mets à jour mon thème Hugo en production

Comment je mets à jour mon thème Hugo en production

·821 mots·4 mins
Quand on démarre avec Hugo, tout paraît simple : un thème, quelques articles, un hugo build, et le site est en ligne. Mais très vite, une vraie question arrive en production : Comment mettre à jour un thème Hugo sans risquer de casser son site ? C’est un sujet étonnamment peu documenté. Voici donc mon setup réel, utilisé en production, et surtout pourquoi je l’ai conçu comme ça. Mettre à jour un thème Hugo en production est rarement documenté, surtout lorsqu’on utilise git submodules et une CI/CD auto-hébergée.
Un nom de domaine pour moins d’un euro, oui c’est possible

Un nom de domaine pour moins d’un euro, oui c’est possible

·1080 mots·6 mins
Quand on lance un projet, blog, side-project, service auto-hébergé ou simple test technique - il y a toujours un moment où la question tombe : On met quoi comme nom de domaine ? Par réflexe, on pense immédiatement à .fr ou .com, avec un prix annuel autour de 10 à 15 €. Ce n’est pas absurde, mais ce n’est pas toujours nécessaire, surtout quand on est encore en phase de test. Bonne nouvelle : oui, il est possible d’avoir un nom de domaine pour moins d’un euro. Et non, ce n’est ni une arnaque, ni un hack douteux réservé à des coupons obscurs.

2025